Diagnostic orthodontique 1 : anamnèse et examen clinique

Examen exobuccal

Les objectifs du traitement sont à la fois faciaux et occlusaux : harmonie du visage et esthétique dentaire, et une occlusion saine et stable en relation centrée comme en fonction. Examinez le visage au repos et en mouvement, de face et de profil. Les mesures absolues comptent moins que les proportions des différentes parties entre elles : notez toute disproportion.

Position naturelle de la tête

La position naturelle de la tête est celle dans laquelle la tête est tenue en fonction normale. On la reproduit en demandant au patient de regarder droit devant lui au loin, ou dans un miroir placé à hauteur des yeux. Elle est remarquablement reproductible. Elle permet de juger tissus durs et tissus mous par rapport à une verticale vraie extracrânienne, plutôt que par rapport à des plans intracrâniens qui varient d'un individu à l'autre et peuvent être déformés par l'anomalie de croissance même que l'on évalue.

Vue de face

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Lèvres

Les lèvres sont compétentes si elles se rejoignent au repos et incompétentes si elles restent entrouvertes. L'incompétence résulte d'un décalage squelettique antéropostérieur ou de proportions verticales augmentées. La compétence tend à s'améliorer à l'adolescence avec la maturation des tissus mous.

L'exposition de l'incisive supérieure au repos devrait être d'environ 3–4 mm chez l'homme et 4–5 mm chez la femme en fin d'adolescence et au début de l'âge adulte. Elle diminue avec l'âge ; plus de 90 % de la longueur de la lèvre supérieure est atteinte à 7 ans chez la fille (Nanda et al., 1990).

Le sourire

Évaluez le sourire en mouvement (Sarver, 2001) selon trois critères :

Vue de profil

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Tissus mous de l'étage inférieur

Articulations temporo-mandibulaires

Examinez les deux articulations à la recherche de claquements, crépitations, douleurs, blocages ou limitation d'ouverture.

Les DTM sont très fréquents et multifactoriels. Certains traits occlusaux (béance antérieure, supraclusion, surplomb important, occlusion croisée postérieure avec déviation) ne montrent qu'une faible association avec les DTM (Egermark-Eriksson et al., 1983 ; Mohlin et al., 2007). Rien ne prouve que l'orthodontie traite les DTM (Luther et al., 2010), ni qu'elle les provoque ou les aggrave, y compris avec extractions (Egermark et al., 2005 ; Hirsch, 2009). Notez l'état articulaire avant le traitement.

Source principale : Cobourne MT, Fleming PS, DiBiase AT, Ahmad S. Clinical Cases in Orthodontics. Wiley-Blackwell, 2012, chapitre 1. Références spécifiques citées dans le texte.